Stage 3 Partie 2 : Alpinisme estival en Vanoise autour du refuge du Ruitor, 12-16 Juillet 2017

Deuxième partie du stage consacrée à la cordée indépendante de Marie, Véronique, Denis et Étienne,sous l’œil très attentif d’Éric Hélies.

Jour 1 : Comme pour le jour 1 de la première partie ; petite mise en jambe !

Jour 2 : Pointe de l’Invernet, puis Nœud des Vedettes sous un grand ciel bleu !

Jour 3 : Grand Assaly par le mauvais pierrier : une journée sans fin, placée sous le signe du caillou !

 

 

 

Brouillard… Nous décidons de remettre la tête du Ruitor au lendemain, annoncé grand beau. Nous optons donc pour une randonnée un peu technique, avec une petite course d’arêtes sur l’arête sommitale. Après nous être accordés le luxe d’une grasse mat’, départ à 7h00, nous voilà donc partis vers le Grand Assaly ! Aucune difficulté annoncée sur le topo…

La journée commence bien avec une marche d’approche sans encombre.

Arrivés sur un replat, nous devons nous engager dans un couloir. Les nuages sont à portée de bras ; on ne distingue pas vraiment les sommets alentour, et pour corser le tout, plusieurs couloirs s’offrent à nous.
L’interprétation des indications du topo : « Par de très raides éboulis parfois instables, remonter vers le col, en visant bien le côté gauche du couloir en montant (le droit ne mène pas au col) » fait débat, mais nous nous accordons finalement sur le couloir à suivre.

Le couloir est raide et les éboulis sont instables, mais le temps de se rendre compte que le couloir est TROP raide et les éboulis TROP instables, le demi-tour n’est plus possible, une seule solution : finir la course (et plus la randonnée) qui nous mènera au Grand Assaly, d’abord en évoluant très rapprochés pour que les cailloux qui roulent ne nous heurtent pas en pleine vitesse, puis quand ça devient encore plus raide, encordés, en gardant le pas léger, en testant chaque caillou.

On éprouve un grand soulagement en atteignant l’arête sommitale qui est stable.

 

 

On en sera venu à bout de ce Grand Assaly, par la voie directement baptisée « voie du grand‘culé » en l’honneur des petites ponctuations de Julie pendant l’ascension. Le plus difficile est derrière nous, mais la redescente ne s’avère pas si simple, plutôt paumatoire, on se retrouve au dessus d’une barre rocheuse… Il nous faut remonter 100m de dénivelé avant de retrouver le bon chemin qui présente tout de même un petit passage délicat que l’on doit passer en rappel. On profite du réseau pour prévenir le gardien que l’on aura du retard. Il suivra notre descente aux jumelles, descente interminable dans un pierrier raide, mais à peu près stable et sous le soleil, enfin !

 

 

 

 

On n’a jamais été aussi prés de l’apéro / dîner / digeo, et ça motive les troupes ! Nous arrivons au refuge à peine avant la nuit, vers 21h00. Il faudra revenir pour la Tête du Ruitor, car demain on prévoit une journée calme pour se reposer et récupérer de nos émotions. Ce que l’on commence d’ailleurs à faire dès le soir même grâce au remède imparable des gardiens : l’achillée millefeuille ! Mille mercis à Morgan et Sandra pour leur accueil pendant tout le séjour.

 

 

 

 

Et voilà notre ascension du Grand Assaly ! La montée s’est faite par le couloir de gauche, puis le long de l’arête pour enfin suivre la ligne de crête. Nous avions mal engagé la descente en la quittant trop tôt, mais une fois basculés sur l’autre versant, nous avons facilement pu atteindre le col ainsi que le pierrier à droite qui nous a permis de redescendre.

Jour 4 : Les dents rouges par le col du Tachuy

Vues splendides sur la chaine du Mont-Blanc du côté italien : les Grandes Jorasses, et surtout, le toit de l’Europe avec son chapeau de nuage !

Jour 5 : un peu de couennes le matin, avant de redescendre l’après-midi

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